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[Rec]² [Rec]², un film espagnol d'épouvante à la mode "caméraman amateur" par Jaume Balagueró et Paco Plaza. Armé d’une mitraillette et d’une lampe de poche, vous pénétrez dans un appartement plongé dans le noir après avoir été témoin de plusieurs phénomènes paranormaux. Soudain, une silhouette ensanglantée aux yeux révulsés vous fond dessus en hurlant. Mais revenons d’abord à l’histoire, qu’on sache un peu de quoi on parle avant de descendre le film. [Rec]² débute immédiatement à la fin du premier opus et l’action se déroule toujours dans le même lieu à savoir un petit immeuble de centre ville. Le premier film était vu à travers les yeux d’une équipe de télévision en reportage sur place, la suite innove un poil en nous permettant de suivre l’action de 2 points de vue différents, à savoir ceux d’une équipe d’intervention armée et d’une bande de jeunes en mal de sensations. Passons aux choses sérieuses. Je disais donc que les protagonistes ont un QI de papillon de nuit et sont irrémédiablement attirés par la lumière qui leur sera fatale. Je veux bien que les films d’horreur jouent souvent sur la ficelle des héros un peu crétins, c’est nul mais ça fait partie du jeu, par contre dans [Rec]² je veux pas dire mais ya de l’abus. C’est même carrément en désaccord avec le principe du film qui se veut « réaliste » puisque filmé en live pour nous faire vivre l’action telle quelle. Mais comment voulez vous vous identifier à une équipe d’intervention qui fonce tout droit dans une pièce inconnue sans checker les recoins, qui emporte un seul chargeur dans son équipement, qui tel un personnage de jeu vidéo est bloquée par une fenêtre parce qu’elle est verrouillée, ou qui envoie systématiquement une personne seule en reconnaissance en lui disant « soit prudent hein ! Fais gaffe j’ai cru voir un monstre passer par là ya 5 minutes » ? Et le film est archiblindé de conneries dans le genre. Au rang des autres défauts, on pourrait parler de l’impression de peur ou d’angoisse pas terriblement présente, on perd même l’intensité de la fin du premier épisode qui était pourtant son seul atout. [Rec]² est aussi l’occasion de mettre un peu de lumière sur les évènements pas très expliqués de son prédécesseur. Il aurait mieux valu ne rien faire du tout et laisser planer un peu de mystère parce que nous parachuter tous les tenants et aboutissants de l’histoire en 5 minutes c’est pas très fin non plus. Notons pour finir quelques répliques enlevées particulièrement savoureuses : à la question « Où te caches- tu Démon ? » l’intéressé répond d’un cinglant « Dans la chatte à ta mère ! », ou encore ce moment de pure poésie lorsque notre bande de joyeux lurons descend dans les égouts et que l’un d’eux s’exclame « Il fait noir comme dans un cul ici ! » ; qui sont, à bien y réfléchir, les seul véritables points forts du film… ah oui et c’est court. Avant de finir, Stim tient à revenir sur un grand moment du film que j'ai oublié de mentionner: Permettez moi de m’attarder sur une scène en particulier qui a fait rire la salle entière tant elle est ridicule. Je l’illustre par le schéma suivant:
Dans ce schéma nous pouvons voir que la connasse susnommée a la possibilité de sauver le pompier qui lutte pour sa vie contre un infecté/possédé (ouais j’ai pas trouvé mieux pour les définir). Notez l’angle de tir ridiculement petit qui risque de tuer le pompier. Est-ce possible? Vraiment est-ce que lorsqu’on réalise un film on prévoit ça? Panique, stress, règles douloureuses... Que sais-je encore, admettons. Mais de là à tirer sur un gentil en pleine tête, à cette distance, avec une fenêtre aussi mince. Chapeau madame! A l’origine je suppose que le réalisateur a voulu retranscrire la tension liée à ce genre de situation, force est de constater que le message n’est pas vraiment passé puisque la salle entière a rit. Oui c’est tellement ridicule et peu crédible que nous avons rit de la mort d’un héros, un pompier qui plus est! - Fin de l'intervention de Stim - Conseil de survie: si on vous projette ce film sans que vous n’ayez d’autre choix, votre seule chance de vous en sortir sera d’en rire, vu comme ça, ça passe assez vite. Ah tiens un [Rec]3 est en tournage ! gniark, gniark, gniark… |
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